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Oracle et Accenture viennent de sortir un nouveau rapport sur les décideurs IT dans l’entreprise.

Ce rapport fait ressortir que les dirigeants voient clairement le rôle stratégique de l’IT pour leur croissance mais sont encore en réflexion sur les moyens de leur mise en œuvre.

L’axe stratégique : 73 % des dirigeants d’entreprises consultés pensent que le développement des technologies de l’information est au cœur du développement de la performance de leur entreprise. Ils sont même 76 % à estimer que le Cloud est inévitable et qu’une partie de leur futur profit dépendra directement des médias sociaux en général et des réseaux sociaux en particulier.

Les réticences aux solutions Cloud semblent donc peu à peu se réduire. 28 % des entreprises annoncent utiliser à ce jour au moins une fonctionnalité Cloud et 45 % estiment que l’utilisation du Cloud fait partie de leur réflexion à 1 ou 2 ans.  Ces chiffres corroborent ceux de FORRESTER dont l’étude publiée en Janvier 2014 montre clairement que 63 % des entreprises considèrent que les nouvelles technologies de l’information (dont le Cloud) auront un impact majeur sur leurs activités dans les cinq prochaines années. Ces réflexions annoncent donc bien une évolution vers plus de Cloud.

Les motivations mises en avant pour « Plus de Cloud » par les chefs d’entreprises ont aussi évoluées. Les effets budgétaires bénéfiques de la mutualisation, de l’externalisation et de l’optimisation sont rétrogradés au second plan. Les motivations actuelles principales sont orientées vers les apports technologiques du Cloud et notamment la flexibilité qui doit apporter plus d’agilité aux organisations et plus de réactivité dans leur mise en place. Pour comprendre ces préoccupations, le rapport fait ressortir une remarque de fond :

–  Dans 66 % des entreprises, le Directeur Financier est responsable de l’IT. 82 % des dirigeants considèrent même que le rôle du DAF est de montrer la voie du changement technologique et de l’organiser. Seuls 20 % des dirigeants estiment que ce rôle est réellement assumé.

–  L’autre constat est que ces mêmes dirigeants considèrent que les évolutions IT sont souvent initiées par les directions commerciales. Ils considèrent d’ailleurs que 43 % de leurs directions commerciales sont précurseurs sur l’usage de technologies nouvelles et capable d’organiser leur mise en œuvre.

Il y a donc d’un côté la volonté à ce que l’IT reste une fonctionnalité sous contrôle de la direction générale et tout particulièrement d’un point de vue budgétaire et organisationnelle. De l’autre côté, les idées d’amélioration et d’évolution de l’IT qui viennent plutôt des directions opérationnelles mais peinent à se mettre en place.

Le Cloud est vu comme un catalyseur : flexible technologiquement et sécurisant financièrement. Avec cette technologie, la motivation principale des dirigeants semble être de gagner en réactivité de mise en place interne : Moins de contraintes techniques et organisationnelles pour plus d’efficacité.

A titre d’anecdote sur « le coût du Cloud» un dirigeant fait part de son expérience :

«  Ma Direction Financière m’expliquait avec génie tous les inconvénients du Cloud en me faisant bien remarquer que c’était cher. En même temps, on me demandait un budget pour embaucher 2 contrôleurs de gestions supplémentaires. J’ai refusé et 6 mois après, Mon directeur financier m’informait avoir trouvé une solution pour se passer des 2 contrôleurs de gestion et remplir sa mission : Une solution « Cloud». Depuis, il m’explique pour chaque projet que le Cloud c’est plein d’inconvénients et c’est très cher mais que cela fait gagner un peu d’argent.  Moi, je lui répond que je ne vois qu’un seul avantage

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